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Ce système de vote, démocratique, risque de défavoriser l’émergence d’idées nouvelles, alors que c’est ce qui est recherché. Quelqu’un qui aurait compris une chose que personne d’autre n’a comprise proposerait une stratégie qui ne serait pas sélectionnée pour la synthèse car en désaccord avec les règles communément admises

« Almost half of the world’s wealth is now owned by just one percent of the population, and seven out of ten people live in countries where economic inequality has increased in the last 30 years ». (via Working for the Few | Oxfam International)

Le fonds monétaire international (FMI) paraît tellement secoué par la crise qu’il s’engage dans une révolution copernicienne. Après avoir souligné la sous-estimation des effets récessifs des coupes budgétaires, puis avoir remis en cause la ligne de conduite de l’Europe dans le sauvetage de la Grèce, l’institution internationale est en passe de dynamiter une des grandes théories du libéralisme : celle qui assume que l’augmentation des inégalités et l’accumulation des richesses dans les mains d’un petit nombre de plus en plus réduit profitent à l’économie et au bout du compte à tout le monde, et que la redistribution est contre-productive.

Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de style. Ce qui fonde la qualité des espaces, ce ne sont pas les références à des éléments stylistiques légués par l’histoire, même si un registre de formes parlera différemment à tel ou tel public. Mais au-delà il y a des espaces qui ont été façonnés par des usages, et qui leur tour ont influencé les modes de vie caractéristiques d’une civilisation. En Chine, la relation à l’espace s’appuie par exemple sur une attention particulière à la nature, aux éléments : les promoteurs avec qui nous discutons parlent de la lumière et de l’ombre, du chaud et du froid, des points cardinaux… Ils ont une « carte mentale » très différente de la nôtre.

Selon Manning, les sciences humaines et sociales rattrapent une forme de retard : elles sont allées vers le plus particulier quand les sciences « dures » allaient vers le plus général. Pour lui, il est temps, aujourd’hui d’aller vers le global, sans perdre contact avec le particulier, le local. De son point de vue, il y a nécessité d’unifier le champ des sciences sociales dans lesquelles il met l’histoire.

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