“Au début, il rigolait de la situation, republiant une à une les photos envoyées par des anonymes sur Snapchat. On y voit des personnes avec des fusils d’assaut – sans que l’on puisse déterminer si les clichés ou les armes sont vrais ou non –, des utilisateurs plaisantant avec un couteau dans leur cuisine disant qu’ils se préparent, tandis que d’autres lui transmettent des images où l’on voit un café crème entouré de couteaux, sur une terrasse de café […].
Les légendes urbaines comme le Blue Whale Challenge et le Momo Challenge ne deviennent un événement que parce qu’ils sont massivement relayés.”
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“Son véritable secret tient à l’alliance entre l’architecture de ces réseaux et le contenu inflammatoire, sensationnaliste et polémique qu’il y distille. Les études du sociologue Paolo Gerbaudo, de l’université Kings College de Londres, démontrent que ce type de contenus stimule le partage et sa propagation. Or, pour cela, Bolsonaro a un don indéniable : il a même réussi à choquer la fille de Jean-Marie Le Pen ! Le virtuel futur président du Brésil est ouvertement misogyne, homophobe, raciste et défend les exécutions extrajudiciaires, l’utilisation de la torture et l’interdiction des ONG. En somme, il prône la fin de la démocratie libérale et des droits de l’homme.”
Source : Election au Brésil : « Vers une nouvelle victoire des réseaux sociaux sur la démocratie ? »

“Le dispositif est simple : un candidat de télé-réalité se met en scène sur Instagram ou Snapchat avec un produit et l’accompagne d’une description flatteuse. Pour une seule publication, il touche « entre 700 et 3 000 euros, selon le nombre de ses abonnés », explique au Monde Bastien Grimal, ancien candidat de « Secret Story ». « C’était extrêmement profitable. On calculait le taux de rendement à partir des codes promotionnels uniques qu’ils filaient à leurs abonnés. Pour 100 euros investis, on avait parfois jusqu’à 350 euros de commandes », précise un ancien salarié de Nutravalia.”
Source : Les dessous d’Anaca3, la pilule minceur star des réseaux sociaux

“Haha. C’est vrai, j’ai le permis mais je n’ai pas pris le volant depuis quinze ans. Je suis trop dangereux et ma famille me l’interdit. Je suis le client parfait pour les voitures autonomes, qui quel que soit leur niveau de sécurité, conduiront toujours mieux que moi.”
Source : Jean-François Bonnefon trace sa route en toute autonomie

“Research shows that 80 percent of business workloads have yet to move to the cloud, held back by the proprietary nature of today’s cloud market. This prevents portability of data and applications across multiple clouds, data security in a multi-cloud environment and consistent cloud management. IBM and Red Hat will be strongly positioned to address this issue and accelerate hybrid multi-cloud adoption. Together, they will help clients create cloud-native business applications faster, drive greater portability and security of data and applications across multiple public and private clouds, all with consistent cloud management.”

“Six-year-old Bytedance, owner of news aggregator Toutiao and video sensation Tik Tok, has surpassed Uber Technologies Inc. to become the world’s most valuable startup, according to CB Insights, which values Uber at $72 billion. Having become a major player in China’s internet scene, it’s now planning to use its influx of cash to take on Western rivals. Its biggest overseas hit is a video service called Douyin — known as Tik Tok beyond China — that’s siphoning attention from the likes of Tencent Holdings Ltd. and Facebook Inc.”
Source : Bytedance Is Said to Secure Funding at Record $75 Billion Value – Bloomberg

“Les problèmes de croissance de Snapchat sont cependant plus profonds. L’application souffre surtout de la concurrence d’Instagram, la plate-forme de photos et de vidéos détenue par Facebook. En août 2016, celle-ci avait copié le format des « stories », qui permet de partager des photos et des vidéos qui disparaissent au bout de vingt-quatre heures. Selon le courtier Piper Jaffray, Instagram est depuis devenu l’application préférée des adolescents américains, le cœur de cible de Snapchat. Les « stories » ont aussi été ajoutées sur Facebook. Et elles occupent une place encore plus importante dans la nouvelle version de Messenger, l’application de messagerie du réseau social. […]
Un avertissement bien reçu par Wall Street. Dans les échanges d’après-Bourse, l’action de Snap chutait, jeudi 25 octobre, de plus de 10 %. Elle devrait ainsi toucher ce vendredi un nouveau plus bas historique. Depuis mars 2017, sa valeur a fondu de 75 %.”
Source : L’inexorable déclin de Snapchat
“La principale nouveauté introduite au cours de la dernière décennie tient à l’émergence d’un troisième marché, venant se superposer à la vente de produits culturels et à celle de l’attention qu’ils attirent. Ce sont désormais nos « traces attentionnelles » qui font l’objet du commerce dont se nourrit l’économie de l’attention. L’innovation la plus « disruptive » des media électroniques ne tient pas à ce qui s’affiche sur nos écrans numériques, mais aux informations moissonnées à propos des gestes attentionnels que l’interactivité nous invite à exercer ”
Source : Big data : « Ce sont désormais nos “traces attentionnelles” qui font l’objet du commerce »
“Nous croyons qu’Internet est une économie de l’intention et non de l’attention. Telle est notre proposition de valeur pour les annonceurs : nous leur permettons de répondre aux intentions des utilisateurs qui les recherchent, au moment où ils les recherchent. Dépouiller la navigation en ligne de tout contenu inutile, c’est finalement créer un cercle vertueux. Les utilisateurs y trouvent leur compte grâce à une navigation plus simple. Les annonceurs gagnent en visibilité dans un environnement plus fluide.”
“C’est seulement quand nous inventons une troisième boisson, meilleure que le café et le thé, que le mécanisme a un effet positif : la publicité est vertueuse quand elle nous informe de l’existence de produits et services nouveaux. Mais, elle le fait rarement. Une fuite en avant dans les dépenses publicitaires est en réalité fort peu productive pour la société. Par ailleurs, financer un service par la publicité plutôt qu’en faisant payer les consommateurs, que ce soit à l’unité, par une licence globale voire par un impôt suivi d’une subvention, peut conduire à une baisse de la qualité de ce service : un titre accrocheur, à la « une » d’un journal, est suffisant pour attirer un clic et exposer le consommateur à un message publicitaire, mais non pour l’inciter à acheter régulièrement ce journal ou à s’y abonner…”
Source : Big data : « Prenons garde à qui nous vendons notre attention »
